30 mai 2008
Saint-Jacques rôties en écume de vanille
Ca y est, le siphon est de nouveau de sortie ! Ca faisait un moment qu'il n'était pas sorti du placard, sauf pour faire de la chantilly...)
Ingrédients:
16 noix de Saint-Jacques
1 gousse de vanille
15cl de fumet de poisson
1 noix de beurre
2 cuillères à soupe de Vermouth
10cl de crème fraîche liquide
une pincée d'agar-agar ou de gélatine
sel, poivre
1- Fendre la gousse de vanille en deux. Retirer les graines.
2- Faire chauffer le fumet de poisson et ajouter les graines et les demi-gousses. Donner un bouillon et laisser infuser pendant 10 minutes. Filtrer et garder les gousses pour la décoration.
3- Faire chauffer une poele à feu vif, ajouter le beurre puis les noix de Saint-Jacques. Bien saisir des deux côtés. Ca prend environ entre 2 et 3 minutes selon l'épaisseur des noix.
4- Réservez au chaud et déglacer la poele avec le Vermouth. Ajouter au fumet et à la crème. Ajouter l'agar-agar et donner un bouillon. Versez dans le siphon et mettre une cartouche de gaz.
Et là, je pique une crise de nerfs...Impossible de dévisser le logement de cartouche de gaz de mon siphon...Et les Saint-Jacques refroidissent !!! Tant pis pour l'écume, ce sera une sauce...Si vous essayez la vraie version, envoyez moi vos photos que je vois à quoi ça ressemble !!
Enfin, on s'est régalés quand même, Papa chéri avait sorti pour l'occase un excellentissime Meursault !
28 mai 2008
Gateau chocolat blanc - coquelicot
Voilà voilà, l'inspiration revient peu à peu, surtout avec un jardin pareil...Suite à mon périple dans le jardin de mes parents, j'ai récolté quelques trésors, et m'en suis inspirée. Voici donc ma première création de cuisine des fleurs:
Pour la base du gâteau:
La recette est celle du gâteau au pavot. Je vous renvoie à mon post précédent !
Pour le sirop et le confit de coquelicot: (pour 2-3 pots à confiture)
50 fleurs de coquelicot
2 feuilles de gélatine pour le sirop / 4 pour le confit
400g de sucre
1/2 litre d'eau
quelques gouttes d'arôme naturel de coquelicot (facultatif)
Pour le crémeux au chocolat blanc: (pour 4 cercles à patisserie)
80g de chocolat blanc
35 cl de crème fraîche liquide
Pour la déco:
1 blanc d'oeuf
quelques pétales de coquelicot
du sucre cristallisé
C'est parti pour le crémeux au chocolat blanc:
1- Hâchez le chocolat blanc. Dans une casserole, faire chauffer 15cl de crème liquide.
2- Versez la crème chaude sur le chocolat blanc et fouettez énergiquement afin d'obtenir une masse homogène. Laissez refroidir et réservez.
4- Battre les 20cl de crème liquide restants en chantilly, et incorporez-là au mélange chocolat - crème. J'y ai rajouté un peu de vanille liquide, mais c'est facultatif.
5- Mettre au frais et réservez.
Passons ensuite au sirop et au confit de coquelicot:
1- Tout commence par une belle cueillette !
2- Retirez les pétales de coquelicot et rincez-les. Mettre la gélatine à fondre dans un bol d'eau froide.
3- Faire bouillir 1/2 litre d'eau. Une fois l'eau arrivée à ébullition, jetez les pétales de coquelicot et laissez infuser à couvert une vingtaine de minutes.
4- Filtrez le jus en pressant bien les pétales. Ajoutez-y le sucre. Remuez pour bien dissoudre le sucre et laissez prendre jusqu'à une consistance sirupeuse.
5- Essorez la gélatine et la faire fondre dans le sirop ou le confit hors du feu. Ajoutez 3 gouttes d'arôme coquelicot (facultatif). Laissez refroidir et placez au frais jusqu'à obtention d'une gelée. En prélever environ 15cl pour le gâteau. Si vous souhaitez faire des pots à confiture, stérilisez-les en trempant les pots bien nettoyés dans de l'eau bouillante. Remplissez les pots de confit de coquelicot, fermez et retournez le pot.
Montage
1- Tapissez 4 cercles à patisserie de Rhodoïd (toujours ce fameux ruban plastique).
2- Placez dans le fond le gateau au pavot que vous aurez soit découpé avec les cercles, soit fait cuire dedans. Versez un peu de gelée sur le gateau au pavot.
3- Ajoutez une couche de crémeux au chocolat blanc. Recouvrir la première couche d'une fine couche de gelée. Ajoutez une deuxième couche de crémeux au chocolat blanc.
4- Versez une fine couche de gelée pas encore totalement prise sur le dessus, et mettre au frais au moins 3 heures.
Déco
Prenez quelque pétales de coquelicot, trempez-les dans le blanc d'oeuf, puis dans le sucre cristallisé. Laissez sécher puis déposez quelques pétales sur chaque gâteau.
Et voilà le résultat:
A l'intérieur, ça donne ça:
Alors, que pensez-vous de ma création ? En tous cas, de l'avis de mes cobayes, ce dessert est très fin, le coquelicot a une saveur très délicate, et donne une couleur originale à la gelée (la confiture et le sirop ont plu aussi, à exploiter en kir selon moi...)
J'en profite pour présenter cette recette au concours de Birgit, 1 an pour faire son cooking out, qui consiste à élaborer des recettes aux fleurs...
26 mai 2008
Risotto aux asperges vertes et pistaches
Pour changer du risotto traditionnel, un peu de verdure printanière pour égayer les assiettes !
Ingrédients:
200g de riz Arborio ou Carnaroli
2 échalotes
3 cuillères à soupe d'huile d'olive
1,5 l de bouillon de volaille
25 cl de vin blanc sec
500g d'asperges vertes
50g de beurre
50g de parmsesan
1 poignée de pistaches vertes
quelques brins de persil
1- Ciselez les échalotes et faites les revenir dans l'huile d'olive.
2- Ajoutez le riz et enrobez le bien d'huile d'olive. Versez ensuite le vin blanc sec et laissez le riz boire le liquide.
3- Mouillez de bouillon au fur et à mesure, en laissant bien le liquide s'évaporer entre deux "arrosages"
4- Pendant ce temps cuire les asperges à l'auto-cuiseur. Ca prend 3 minutes après rotation de la soupape. Bien rafraichir les asperges après cuisson et les découper en tronçons. Gardez-en quelques unes pour la déco finale.
5- Mélangez le beurre et le parmesan rapé. Ajoutez les asperges et les pistaches concassées.
6- Versez dans un plat, décorez de tronçons d'asperges et de pistaches concassées. Répartissez quelques fleurs de persil.
23 mai 2008
Gateau au pavot
J'adore le Printemps ! Les premiers soleils, les fleurs qui s'épanouissent...Surtout en Provence, là où je suis en ce moment...Toutes ces couleurs dans le jardin, ça m'inspire ! Je mets donc les pieds de plus en plus souvent en cuisine et retrouve du plaisir à élaborer de nouveaux gateaux, malgré la fatigue physique...Aujourd'hui, c'est un petit clin d'oeil à mon mari chéri et à belle-maman que je mets en ligne, pour mettre à l'honneur leurs origines Polonaises: le gâteau au pavot.
Ingrédients:
125g de graines de pavot
375 ml de lait
170g de beurre
3 oeufs
280g de sucre
5ml de vanille liquide
16g de levure chimique
230g de farine
1- Préchauffez le four à 180°
2- Recouvrir les graines de pavot de lait, et laissez macérer 20 minutes.
3- Dans un autre récipient, mélangez la farine et la levure.
4- Travaillez le beurre en pommade et ajoutez-y le sucre, les oeufs un par un, la vanille liquide.
5- Ajoutez à l'appareil au beurre la farine et les graines de pavot au lait, en alternant.
6- Mettre la pâte dans un moule et enfournez pour 1h -1h15, jusqu'à ce que la lame d'un couteau ressorte propre.
Et régalez-vous ! Une recette simple et savoureuse ! Quoi ? Vous voulez le voir de plus près ??
21 mai 2008
Repas magique au petit Nice...
Comme annoncé dans un post précédent, voici donc un maxi reportage de mon cadeau d'anniversaire, la surprise de Monsieur organisée depuis deux mois, en secret.
En ce vendredi 2 Mai, nous voilà donc partis à 11h du matin, destination...surprise !! Bon, j'ai un peu reconnu l'itinéraire pour aller vers Marseille ;-) Arrivés dans la grande ville, après avoir traversé de charmants villages de la Provence verte, direction inconnue... Ciel bleu incroyable, la météo est vraiment avec nous aujourd'hui, ça s'annonce plutôt bien...Progressivement, après pas mal de bouchons, nous longeons le bord de mer, direction la corniche Kennedy, la vue est superbe, on a subitement envie de venir vivre ici ! Les terrasses sont pleines à craquer, les fontaines de la préfecture jaillisent, tout est féérique !
Puis, d'un coup, le paysage s'orne d'une pancarte qui attire mon attention : je vois ça: Le restaurant de Gérald Passédat qui a reçu cette année sa troisième étoile au Guide Michelin:
...et lance tout de go à Monsieur; "Tiens ? C'est là le Petit Nice ? Je ne pensais pas que Gérald Passédat était installé ici ? ". Et le gros malin de répondre: "ah oui, je ne savais pas non plus".
...Et là surprise...Monsieur met son clignotant et se dirige vers le portail de l'établissement, qui s'ouvre instantanément ! Le voiturier nous gare notre voiture, nous pénétrons dans les lieux en longeant la piscine, vue imprenable sur la mer, bref, c'est le paradis, et une sacrée surprise, je n'en reviens pas !
Le maître d'hôtel nous propose de prendre l'apéritif dans le jardin, nous acceptons pour profiter de la vue magnifique. Monsieur commence à faire les gros yeux, le cocktail n'est pas compris dans le menu !! Mais gagné par le paysage somptueux, les reflets du soleil dans la grande bleue, il se laisse aller et nous voilà avec une coupe de cocktail maison : jus de framboises au basilic, champagne et mises en bouche...
Bon, là il est encore heureux, content de sa surprise, nous n'avons pas encore choisi les menus, nous sirotons le cocktail sans nous soucier ni du prix, ni de la suite ;-)
Vue de plus près, voici l'assiette de mises en bouche apéritives et son contenu (pour autant que je m'en souvienne...)
De gauche à droite: petit poireau au piquillos, brandade de morue aux deux fenouils et petit sablé à la compotée d'oignons et au jambon serrano.
Le petit poireau est très fondant, la sauce qui l'accompagne ressembe à un pesto de persil... Le piquillos reste très discret. La brandade aux deux fenouils est très bonne, légère et raffinée, à peine anisée, saveurs tout en nuances. Le sablé est lui aussi très "aérien", on dirait presque une poudre de sablé, c'est assez difficile à décrire.
Ensuite, arrive le moment de choisir notre menu. On nous apporte 2 cartes, et là c'est le coup de foudre pour le menu "Passédat". Et le premier changement de couleur de Monsieur (qui avait plutôt prévu d'opter pour le 1er menu, dont le prix est de 68 € par personne) ! Bon, d'accord, j'ai fait un caprice, mais c'est mon anniversaire quand même !! Et en plus sur ma carte, il n'y avait pas les prix !
(N.B. : Le problème, et c'est une des rares critiques que j'émettrai, c'est que les menus sont servis par table entière, tous les convives sont obligés de prendre le même, ou de choisir les plats à la carte.)
Mais Monsieur est tellement gentil, et aussi excité que moi de manger dans un restaurant 3 étoiles, qu'il cède à mon caprice presque instantanément...Une fois installés dans la jolie salle au décor sobre et élégant, nous sommes subjugués par la vue sur mer, et nous nous promettons de revenir un soir pour voir la baie illuminée.
Mais le serveur arrive avec les premières mises en bouche, et notre regard se pose sur la palette de couleurs servie:
5 mises en bouche
A gauche, des huîtres de Bouzigues juste pochées,
accompagnées de purées de légumes (purée de haricots verts, purée de courgettes
jaunes et vertes, ananas confit et coulis de tomates.
Les huîtres sont parfaites, texture moelleuse, elles fondent dans la bouche et leur saveur est très fine, peu iodée. Les purées sont très puissantes ; on sent bien le goût des légumes, on se demande même comment on obtient des parfums aussi poussés avec des légumes aussi banals (sûrement est-ce dû à la qualité irréprochable des produits ?).
A droite, de haut en bas: superposition de pomme verte et compotée de céleri, poutargue sur ???, mousse de potimarron en millefeuille de carotte et poivron confit à ???. Oui bon, c'est vrai, j'ai pas retenu grand chose de ce plat, mais c'est pas facile ! Pour faire court, nous avons adoré l'association céleri-pomme verte, la poutargue, que nous goutions pour la première fois (c'est le "caviar de Martigues", composé d'oeufs de mulets salés et séchés). Le reste était bon mais pas "transcendant".
Arrive ensuite la première entrée, qui ne m'a pas laissée indifférente
à la lecture de la carte...
Anémones de mer en onctueux iodé, lait mousseux au caviar, puis en beignet léger
Anémones de mer en onctueux iodé, lait mousseux au caviar
La première assiette est constituée d'un
"flan" très léger d'anémone, recouvert d'une mousse de lait très
aérienne et d'une ligne de caviar. L'ensemble est parfait, association de
textures et de saveurs extraordinaire, beaucoup de surprises en bouche.
Petit bouillon de cresson et coquillages
Un petit bouillon de cresson met en valeur l'anémone de mer.
Anémones de mer en beignet léger
Une petite surprise se cache sous la feuille de papier: un beignet d'anémone de mer, très croustillant, très léger...On se demande même s'il a été frit tellement il est peu gras. Le beignet est parfait, encore une fois l'association des deux textures, beignet croustillant et anémone, émoustille les papilles.
Tranquillement, nous voilà donc arrivés à l'un des moments clés du repas: les poissons, grande spécialité de Gérald Passédat, qui aime valoriser son terroir et les produits locaux. Nous commençons par une assiette majestueuse:
Bar comme l'aimait Lucie Passédat
C'est pur, beau, simple, mais d'une saveur extraordinaire. Le filet de bar est cuit à la vapeur (si je me souviens bien), et la sauce qui l'accompagne est un vrai feu d'artifice: huile d'olive extra vierge, basilic, truffe, jus de citron (je crois ?). Le filet de poisson est surmonté de tagliatelles de courgettes. Un vrai régal, certainement l'assiette qui nous laissera le meilleur souvenir...L'équilibre est parfait, aucun ingrédient ne prend le dessus sur l'autre, la chair du poisson est exceptionnelle, et la sauce vierge, cristalline, se marie avec merveille avec le poisson...On se demande comment des ingrédients si simples (enfin, à part la truffe !) peuvent donner un résultat pareil, sauf à avoir un don pour équilibrer les saveurs.
Ce plat est historique, même si j'imagine qu'il a été revu au goût du jour, puisqu'il était déjà servi du temps de la grand-mère de Gérald Passédat. Pour ceux qui ne le sauraient pas, ce restaurant existe et appartient à la famille Passédat depuis 1917, une institution à Marseille !
Vient ensuite la deuxième assiette de poisson:
Denti juste saisi, jus Tante Nia, montage d'aubergine, fenouil et galette de riz
Là
encore, le poisson fait des étincelles : cuisson parfaite, chair moelleuse, moi
qui adore la viande, je vais peut être changer d'avis sur le poisson... La sauce, ou le jus "Tante Nia" est en fait un jus de tomates à l'ail. Très doux, très fondant.
Le petit montage dans le fond est très apprécié par Monsieur, qui se régale alors qu'il n'aime pas l'aubergine !! Il faut dire que la fine couche de fenouil confit qui lie l'aubergine à la galette de riz croustillante rend l'ensemble savoureux. Encore une fois, tout est dans l'assiette: le croustillant, l'onctueux, les légumes de méditerranée, le poisson local, le sucré, le salé...Bref, tout ça nous inspire une maîtrise parfaite des éléments, et une construction très étudiée de chaque plat...
Nous recevons ensuite un petit interlude, toujours dans le thème marin:
Petites huîtres et couteaux en nage acidulée, araignée de mer
Les huîtres et couteaux sont plongés dans un consommé fait à base d'une réduction de vin d'Arbois et de petits légumes. Monsieur fait la grimace, moi je me délecte de ces associations audacieuses ; il est vrai que le vin d'Arbois, c'est spécial, il faut aimer ! C'est un vin très cristallin, au bouquet surprenant. Rien à voir avec un vin blanc "classique". Le consommé est accompagné d'un risotto au radis noir.
Petit risotto à l'araignée de mer, jus de chlorophylle et radis noir
Là encore, on joue sur les tonalités un peu amères, légèrement âcres en bouche. Monsieur fait toujours la moue, moi je déguste en appréciant le travail du chef. Ce n'est pas mauvais, mais ce ne sont pas mes accords préférés. On se rapproche des saveurs très "terriennes" ou "terreuses", bien que ces plats contiennent des éléments marins, et cela nous amène naturellement à la viande. Monsieur Passédat, vous êtes un savant chef d'orchestre !
Pièce de veau de lait et son ris de veau
Voici donc théoriquement ma
partie du repas préférée. Je vous le dis tout de suite, ça n'a pas été le cas...
Pièce de veau de lait et son ris de veau
Bien que "de lait" la viande ne m'a pas paru particulièrement tendre...Même si le jus et le ris de veau étaient goûteux, j'ai globalement été un peu déçue de ce plat...
Petite cocotte de légumes printaniers au jus de topinambours
Là euh...Je ne me rappelle plus bien si ça s'appelait comme ça, ni exactement ce qu'il y avait dedans, à part du topinambour, des petits poireaux, etc...L'ensemble était agréable.

Petits légumes de Printemps en chaud froid et jus à la menthe
Cette assiette-là, par contre, nous a plue...Petits légumes verts (petit pois, cocos plats) tièdes dans un jus froid à la menthe et à l'huile d'olive. Très bel ensemble, association classique, soit, mais rafraichissante ; on a beaucoup aimé.
Ensuite est venu le temps du fromage ; le serveur est venu avec un chariot rempli de fromages de divers horizons. Toute la France était au rendez-vous. Désolée, je n'ai pas pris de photo...J'avoue, je reconnais, j'ai fait la timide...Mais dans mon prochain reportage, promis, je prendrai en photo le chariot à fromages !
Après s'être délectés de quelques gourmandises fromagères locales, nous sommes donc arrivés au pré-dessert. Et Monsieur a commencé à bien se réveiller, oubliant que son estomac était déjà plein ! Voici le pré-dessert:
granité pomme verte, sorbet pomme verte meringué et poudre de meringue
Là, on a été conquis tous les deux. Fraîcheur du granité à la pomme verte, délice du sorbet à la pomme verte meringué. Et là, la grande question: comment font-ils pour mouler la poudre de meringue en mini-sphère ??? Question restée sans réponse...
Enfin, le dessert, léger comme l'air:
Là encore, plus que le goût, ce sont les textures qui nous ont étonné...Les deux tartelettes sont composées d'une superposition de pâte sablée (qui ne ressemble pas à de la pâte sablée, du moins pas celles qu'on fait à la maison !!) ultra légère, et d'une sorte de meringue un peu souple. Chaque tartelette est surmontée d'une quenelle de glace à la réglisse, en deux puissances différentes. Les deux éléments sont liés par un fil de poudre de réglisse.
Tout est très bon, léger à souhait, comme on le souhaite en fin de repas. Les saveurs de réglisse sont présentes, raffinées, sans être entêtantes, la pâte sablée est aérienne, on se demande s'il y a du beurre dedans. La meringue fond dans la bouche. Est-ce qu'on rêve ??
Non, nous ne rêvons pas, et un serveur nous propose d'aller prendre le café au jardin.
Après pas mal d'attente, ce qui nous permet à nouveau d'admirer la Grande Bleue, un serveur prend notre commande de cafés. Quelques minutes plus tard, ils arrivent accompagnés d'une assiette de mignardises...Qui ont un peu fondu...D'accord, il fait beau, mais il ne fait pas non plus 30° !! Nous supposons donc que les mignardises sont restées en salle un moment avant que le serveur ne se souvienne que nous étions au jardin...En plus, le serveur, qui semble être stagiaire ou commis, a remplacé notre serveur "attitré", et ne prend pas la peine de nous décrire le contenu de l'assiette...Un peu déçevant pour un 3 étoiles...Bref, c'était une très belle journée, et la déception passe relativement vite. Le temps de prendre quelques photos en express avant que tout se transforme en gigantesque crème anglaise et hop, on déguste !!
Alors, difficile ici de faire un compte-rendu détaillé...Je vais vous dire ce que mon palais a reconnu, ne pouvant pas compter sur les textures pour m'aider à identifier chaque mignardise...De gauche à droite et de haut en bas:
une sorte de fromage blanc à la framboise, une île flottante, une mousse à ??? Un pavé chocolat amer, un macaron un peu translucide mangue-passion (pure intuition !), glace à la pistache, après je sèche !!! Je ferai mieux la prochaîne fois. L'ensemble forme une très belle palette de couleurs, de textures (quand tout est en état !) et de saveurs.
Ma conclusion sur ce restaurant: forcément, je ne serai pas très objective, puisque c'est la première fois que je mets les pieds dans un resto étoilé...
Cadre chouette, décoration de la salle sobre et classe (j'ime les intérieurs pas trop chargés, ça me plait, d'autant que la vue sur mer remplace toute décoration superflue.
Tout ce qu'on a mangé était bien construit, bien équilibré, on a découvert pas mal de saveurs ; pas mal d'associations terre-mer, sucré-salé tout en douceur. L'ensemble me laisse une impression de cuisine pure, au service du produit. Les produits, d'ailleurs, sont excellentissimes ! Chaque légume a un goût puissant, les poissons sont parfaits, on croirait qu'ils viennent d'être pêchés. On sent vraiment que chaque plat a extrait le meilleur de chaque élément. On a la sensation d'avoir fait un repas luxueux, ce qui j'imagine est normal pour un 3 étoiles. Le contenu des assiettes est assez copieux vu la quantité de plats jusqu'au dessert.
Quant au service, légère déception...Serveur super sympa qui semble nous être "attitré", puis soudain, un autre débarque, on ne comprend pas bien pourquoi...Vers al fin du repas, qui soit a duré quelques heures, les serveurs "titulaires" (ou qui semblent l'être !) disparaissent...Là interviennent des jeunes serveurs (nous supposons des stagiaires ou commis) fort sympathiques, cherchant à faire de leur mieux, mais quand même, je trouve un peu léger que dans un 3 étoiles, les employés regardent leur montre pour partir à 16h pile ! Ou alors Monsieur Passédat ne les payent pas assez bien pour qu'ils se sentent un peu impliqués...Bref, ce détail, plus les mignardises qui arrivent à moitié fondues, nous laisse perplexe quant aux 3 étoiles...
Niveau prix, évidemment, établissement de luxe + 3 étoiles Michelin = facture salée !! Le menu Passédat est facturé 155 € par personne. Mais, ce menu propose de l'anémone de mer, de l'araignée de mer, du caviar, de la truffe, du bar, ce sont tout de même des produits très luxueux, nous avons l'impression d'en avoir eu pour notre argent. Mais tout cela vaut-il 3 étoiles ? Impossible à dire, c'est notre premier resto étoilé !! Au niveau du service, je dirais non, au niveau des plats, je dirais oui, au niveau des prix, oui aussi certainement.
Nous aurions tout de même apprécié qu'on nous offre le café, facturé plus de 6 € par personne...Mais pour moi, ce fut une journée exceptionelle, j'ai adoré ce moment avec Monsieur chéri ! Et je n'aurais pour rien au monde échangé ce cadeau contre un autre...
...Merci mon chéri pour ce cadeau exceptionnel ! Une photo souvenir et puis s'en va...
Le Petit Nice,
anse de Maldormé, corniche J.-F.-Kennedy, Marseille (VIIe), 04-91-59-25-92. www.passedat.fr
Menus: 65 (midi), 110, 135 (menu Bouille-Abaisse), 155 et 200 (menu de la mer).
A la carte: 150.
Ouvert de midi à 14 heures et de 19 h 30 à 22 heures. Fermé le
dimanche et lundi.
19 mai 2008
Cookies aux deux chocolats
Chose promise, chose dûe ! Je me remets donc aux fourneaux, avec une recette classique mais délicieuse : les cookies au chocolat. J'ai enfin réussi à obtenir la texture de ceux que Monsieur et moi avons mangé en Californie et au Québec...
Ingrédients: (environ 40 cookies)
130g de beurre
150g de chocolat noir
50g de chocolat au lait
2 oeufs
100g de sucre
100g de cassonade
220g de farine tamisée
1/2 cuillère à café de levure chimique
1/2 cuillère à café de sel
2 cuillères à soupe de Maïzena
50g d'amandes mondées
quelques gouttes d'arôme amande amère
1- Préchauffez le four à 190°.
2- cassez les deux chocolats en petits morceaux, faire fondre au bain marie avec le beurre (moi je garde quelques gros morceaux de chocolat coupés grossièrement)
3- Dans une terrine, mélangez les oeufs, le sucre et la cassonade. Incorporez le mélange chocolat-beurre à la préparation. Réservez.
4- Dans une jatte, mélangez la farine avec la levure, le sel et la maïzena. Ajoutez ce mélange à la pâte, en évitant les grumeaux. Incorporez les amandes écrasées et l'arôme amande amère (et les gros morceaux de chocolat gardés de côté, si vous avez fait comme moi !)
5- Déposez des petits tas sur les plaques, en les espaçant d'environ 4 cm. Enfournez et laissez cuire 12 à 15 minutes (moi je ne les laisse que 12 minutes car j'aime qu'ils restent un peu moelleux à l'intérieur).
Franchement, vus de près, ils ne sont pas appétissants ??
17 mai 2008
délices Provençaux...
Pas de recette aujourd'hui, mais un petit Mea Culpa pour avoir un peu délaissé le blog ces derniers temps...Oui mais, j'ai des excuses, des très bonnes excuses ! D'abord, je suis en convalescence, pas en vacances...(pour ceux qui n'auraient pas suivi, récit de mes péripéties ici...là, et encore là...)
Ensuite, vous comprendrez facilement que quand on a ce temps-là tous les jours ou presque (bon, j'exagère un tout petit peu, on a eu un peu de pluie), et que le débit de la ligne internet n'est que de 512, on n'a pas envie de passer 4 h devant l'ordinateur pour charger une recette... Alors, on attend que la grisaille pointe son nez, ce qui est le cas aujourd'hui !
Reste que, quand on se réveille dans un cadre comme vous le voyez ci-dessous, on a plus envie de flemmarder que de "bloguer", même si j'adore passer du temps sur vos blogs !
Et puis, même si je connais bien les lieux, ce n'est pas ma cuisine ! J'ai pourtant apporté mon matériel en arrivant (grué de cacao, violettes cristallisés, mon siphon, mon rhodoïd, mes cercles à patisserie...) et tout un tas de bouquins...Si si, j'étais pleine de bonnes résolutions !! Mais comment passer 4h sur une jambe, dans une cuisine qui ressemble à celles des magazines, à chercher les ustensiles et à faire tout un bazar à nettoyer en béquilles ?? Oui, je reconnais, je suis un peu perdue, je n'ai pas mes marques...
Mais c'est promis, avant ce week-end, je me remets aux fourneaux, car le jardin ne manque pas de sources d'inspiration...
D'autant que j'ai plusieurs idées qui me trottent dans la tête depuis quelques jours...Suite à une petite excursion dans le jardin...Et aussi, j'ai un truc super à vous raconter, car le 5 Mai, c'était mon anniversaire, et Monsieur a organisé une surprise monumentale...Aller, un petit indice pour vous mettre l'eau à la bouche...
Oui, oui, l'ahurie à la mine réjouie, c'est moi ! Ceux qui auront pris la peine de regarder attentivement l'arrière-plan auront compris pourquoi...A très bientôt pour un maxi reportage de ce moment d'exception !
15 mai 2008
Tiramisu framboises - pistaches
Encore une petite trouvaille issue des trésors de mon congélateur, qui ferait une belle petite douceur en l'honneur d'une maman chérie. Y avez-vous pensé ? C'est bientôt la fête des mères ! Alors j'ai imaginé et testé un détournement de tiramisu, qui a bien plu à tous mes cobayes:
Ingrédients:
125g de mascarpone
1 oeuf
50g de sucre
25g de pistaches vertes
1/2 paquet de brisures de framboises surgelées
9 biscuits de Reims
quelques gouttes d'extrait d'amande amère
quelques gouttes d'arôme à la rose
1 feuille de gélatine
1 cuillère à soupe de Marsala
1 flacon de coulis de framboises
1- La veille, mettre à décongeler les brisures de framboises en gardant le jus de décongélation.
2- Le jour même, récupérez le jus de décongélation, mettez-le dans une casserole avec la moitié de son poids en sucre et faire chauffer. Pendant ce temps, mettre à tremper la feuille de gélatine dans un bol d'eau froide.
3- Une fois que le sirop de framboises est bien pris, essorez la gélatine et ajoutez-la dans la casserole. Remuez hors du feu et laissez refroidir.
4- Une fois le mélange un peu tiédi, ajoutez les framboises et quelques gouttes d'arôme naturel de rose.
5- Nous voici maintenant à la partie "appareil au mascarpone": Mélangez le jaune d'oeuf et le sucre, jusqu'à ce que le mélange soit bien homogène.
6- Ajoutez le mascarpone, puis le blanc d'oeuf battu en neige ferme.
7- Concassez légèrement les pistaches dans un mortier, les ajouter à la préparation, ainsi qu'une cuillère à soupe de marsala.
8- Faites un sirop avec de l'eau, du sucre et quelques gouttes d'amande amère. Trempez les biscuits de Reims dans le sirop, et tapissez-en le fond des moules ou des verrines. Ajoutez une couche épaisse de préparation
mascarpone-pistaches.
9- Ajoutez une couche de gelée à la framboise et à la rose. Recouvrir d'une couche de préparation au mascarpone-pistaches.
10- Versez un peu de coulis de framboises sur le dessus, et quelques pistaches concassées.
Comme pour la verrine mangue - coco - litchis, il faut mettre au frais au moins une nuit, voire plus ! La quantité indiquée permet de réaliser 6 à 8 verrines.
La grande question c'est: est-ce que ces petites verrines plairont à Chantal, qui est une inconditionnelle du tiramisu ??
13 mai 2008
Verrine mangue - litchis - coco
Puisque Papa chéri a fait plus de 800 km pour venir chercher l'éclopée et la conduire en ambulance 4 étoiles vers le soleil, ça méritait bien une petite douceur à l'arrivée ! Forte de mes trouvailles de congélateur, j'ai donc décidé d'improviser des jolies petites verrines mangue - litchis - coco.
Ingrédients:
125g de mascarpone
1 oeuf
50g de sucre
25g de noix de coco râpée
1 paquet de tranches de mangues surgelées
1 paquet de litchis surgelés
9 biscuits à la cuiller
2 cuillers à soupe de Malibu
1- La veille, mettre à décongeler les litchis et les mangues en gardant le jus de décongélation.
2- Le jour même, taillez les tranches de mangues et les litchis en petits cubes. Gardez quelques tranches de mangues.
3- Mélangez le jaune d'oeuf et le sucre, jusqu'à ce que le mélange soit bien homogène.
4- Ajoutez le mascarpone, le blanc d'oeuf battu en neige ferme, puis la noix de coco rapée.
5- Préparez un sirop en ajoutant 2 cuillères à soupe de jus de décongélation des mangues, 2 cuillères à soupe de décongélation des litchis, et les 2 cuillères à soupe de malibu.
6- Trempez les biscuits à la cuiller dans le sirop. Imbibez-les, et tapissez le fond des moules ou des verrines.
7- Ajoutez une couche épaisse de préparation mascarpone-coco. Recouvrir d'une couche de mangue, puis d'une couche de litchis. Ajoutez un peu de mascarpone-coco.
8- Mixez les tranches de mangue mises de côté au blender , liquéfiez si nécessaire le coulis à l'aide d'un peu de jus de décongélation de mangues et de litchis.
9- Recouvrir les verrines du coulis de mangue et saupoudrez de noix de coco rapée.
Mettre les verrines au frais au moins une nuit. Nous, on a trouvé ça encore meilleur 24h plus tard ! La quantité indiquée permet de réaliser 6 à 8 verrines. La finition n'est pas terrible, j'ai mis trop de mascarpone dans la première couche pour que le résultat soit esthétique MAIS, encore une fois, le goût était au rendez-vous ! Donc le manque de finesse dans l'esthétique a été compensé par des MMMM...C'est bon....C'est frais.....C'est parfumé.....;-)









































































































